Mario Cappadocia – projets

Projets

solanum chacoense

L’auto-incompatibilité (AI) est la capacité génétiquement déterminée d’une plante fertile de rejeter son propre pollen. Notre objectif est d’élucider les mécanismes moléculaires de reconnaissance et de signalisation qui entrent en jeu dans ce phénomène. Chez les Solanacées l’AI dépend des éléments d’un locus génétique complexe (locus S) multigénique. Si pollen et pistil expriment des gènes ayant la même forme allèlique au locus S, la croissance du tube pollinique dans le style est bloquée. L’élément du locus-S exprimé dans le pistil est une ribonucléase (S-RNase) dont le rôle est de dégrader l’ARN chez le pollen self, tandis que l’element du locus S exprimé dans le pollen est une protéine F-box. Le rôle de cette F-box reste à définir: normalement, les F-box sont impliquées dans la dégradation des protéines. Un modèle pour l’AI propose que les F-box dégraderaient les S-RNases non-self lors des croisements compatibles. Le mécanisme par lequel une S-RNase non-self serait reconnue et dégradée n’est pas connu. Selon un autre modèle, les S-RNases non-self seraient séquestrées à l’intérieur d’une vacuole. Le mécanisme par lequel une S-RNase self serait reconnue et relâché de la vacuole par une F-box cytoplasmique n’est pas compris.

En collaboration avec les Drs. David Morse et M. Hijri, nous utilisons les techniques de la génétique inverse (transformation des plantes), de la biochimie et de la biologie cellulaire (immunofluorescence visualisée par microscopie confocale) pour déterminer s’il y a dégradation ou séquestration de la S-RNase dans les tubes polliniques compatibles.

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+ Centre sur la biodiversité